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Le plagiat : un risque majeur – Nos conseils pour s’en prémunir

Le plagiat : qu’est-ce que c’est?

Le Larousse définit le plagiat ainsi : il s’agit de « l’acte de quelqu’un qui, dans le domaine artistique ou littéraire, donne pour sien ce qu’il a pris à l’œuvre d’un autre » ou « ce qui est emprunté, copié, démarqué ». Le plagiat réfère à l’action d’utiliser les mots, les expressions, les idées, les photographies, illustrations ou de manière générale les travaux de quelqu’un sans en citer la source, ce qui revient à se faire passer pour l’auteur du contenu. En ce sens, il est contraire au droit de la propriété intellectuelle et constitue une « contrefaçon ». Vous allez voir que le plagiat n’est pas simplement une question de copier-coller.

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Le plagiat peut se traduire par :

  • du copier-coller
  • une absence de citation (absence de guillemets ou de mention de la source),
  • une citation erronée (attribuée à quelqu’un qui n’en est pas l’auteur par exemple)
  • le fait de reprendre une idée, de la paraphraser sans citer la source
  • le fait de reprendre des idées qui vous sont propres mais qui ont déjà été utilisées dans un autre travail universitaire (ça s’appelle de l’auto plagiat)!
  • le fait de citer des statistiques sans en mentionner la source, car ces statistiques sont produites par quelqu’un ou par une entité et elles ne sont donc pas de notoriété publique
  • le fait d’utiliser des images, des graphiques, des tableaux sans en citer les sources ou sans autorisation de l’auteur lorsque ces éléments ne sont pas utilisables librement

Comme vous l’aurez compris, le plagiat peut se faire de manière délibérée, mais aussi de manière accidentelle. C’est d’ailleurs bien souvent d’abord involontairement que les étudiants ont recours au plagiat, entre autres lorsqu’ils ne citent pas assez rigoureusement leurs sources.

Malheureusement, ces négligences peuvent malgré tout mener aux mêmes sanctions que le plagiat prémédité.

 

Le plagiat et les études supérieures : ça ne passe plus!

Les universités sont depuis quelques années devenues de plus en plus strictes sur la question du plagiat, notamment depuis l’avènement d’Internet et de la facilité qu’il confère aux étudiants de piocher dans des milliards de contenus en ligne mais aussi parce que les logiciels anti-plagiat donnent la possibilité aux professeurs de repérer le plagiat beaucoup plus facilement qu’auparavant.

Le plagiat est considéré comme une fraude aujourd’hui par les universités, les conséquences peuvent donc aller jusqu’à la sanction disciplinaire et académique. Le degré de sévérité du Conseil de Discipline dépendra bien évidemment de plusieurs éléments, comme par exemple du caractère intentionnel ou non du plagiat, ou bien l’utilisation par l’étudiant de divers outils pour arriver à ses fins. L’ensemble de ces paramètres permettra alors de déterminer le niveau de gravité du plagiat. 

Dans tous les cas, le plagiat aura forcément des conséquences pour l’étudiant reconnu coupable. Ces conséquences peuvent aller du zéro à l’examen, jusqu’à une interdiction de se présenter à des futures épreuves universitaires. Le Conseil de Discipline peut également décider de l’annulation de la soutenance, voire de l’annulation du diplôme en jeu. 

D’un autre côté, le plagiat étant reconnu comme un délit, l’étudiant peut également encourir une sanction au niveau civil et pénal. Il risque alors le versement de dommages et intérêts à la personne plagiée. Le tribunal correctionnel peut quant à lui décider d’une peine pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 150 0000 euros d’amende. 

La plupart des universités aujourd’hui se sont munies de logiciels de détection du plagiat. Certaines jouent le jeu de la pédagogie en proposant aux étudiants de vérifier leurs travaux en les soumettant au logiciel avant le rendu et d’autres non. Les taux de plagiat acceptables selon les universités et les Ecoles varient de l’une à l’autre et les professeurs sont souvent réticents à donner aux étudiants le taux de plagiat acceptable. En général, cela varie de 5% pour les plus strictes à 20% pour celles qui sont plus tolérantes. La plupart des universités demandent aujourd’hui de signer une charte de non plagiat, à joindre à votre dossier. C’est dire l’importance du sujet.

Si on n’a pas été attentif aux règles qui permettent de se prémunir du plagiat, il arrive donc bien souvent que les étudiants doivent réécrire ou supprimer des passages entiers de leur document avant le rendu lorsque le logiciel de détection montre un taux trop élevé, ce qui peut les placer dans une situation compliquée, voire les empêcher de rendre leur mémoire à temps.

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Exemple de charte de non plagiat à joindre au mémoire

Comment se prémunir du plagiat?

Erasme, célèbre philosophe du XVème siècle, a dit un jour : « En recopiant sans peine, le plagiat s’approprie une gloire qui a coûté d’immense travaux à d’autres ».

Il est vrai que, d’un point de vue moral, le plagiat est d’abord une question d’honnêteté intellectuelle. L’étudiant, en plus de refuser d’élargir son champ de connaissances, décrédibilise aussi son travail présent et futur. Dans l’enseignement supérieur, la pire des sanctions est certainement morale. Ne vous leurrez pas, l’impact sur votre réputation sera immédiat ! Pire, Internet se chargera même de le rendre indélébile. Alors, vous sentez-vous toujours capable d’endosser le rôle de l’imitateur ?

Il ne faut pas nier qu’il est parfois difficile d’avoir à subir une pression pour écrire une thèse ou un mémoire, surtout quand il s’agit de livrer de bons résultats dans un délai imparti. La clé de la réussite est certainement l’organisation. 

Comme nous l’avons expliqué, la première cause de plagiat est souvent la mauvaise citation des sources : citer un auteur oui, mais bien le faire, c’est indispensable ! Une solution efficace peut par exemple être d’enregistrer vos sources à l’avance, au fur et à mesure que vous les utilisez. Vous n’aurez ainsi plus qu’à mettre en forme correctement votre citation ou votre paraphrase, puis à en faire référence dans votre bibliographie. 

Conclusion

Le plagiat – qu’il soit volontaire ou non – peut s’inviter plus vite que prévu dans un mémoire ou une thèse universitaire. Dans tous les cas, les sanctions ne se feront pas attendre ! Vous comprendrez aisément que le jeu n’en vaut pas la chandelle, et que les risques encourus sont bien trop grands. De plus, citer correctement et systématiquement ses sources est une règle simple qui permet d’éviter la plupart des erreurs qui mènent au plagiat, tout en fournissant un travail de qualité et en respectant les différences échéances. 

Chez Thèses et Mémoires, notre équipe est bien  là pour vous aider et vous accompagner à chaque étape de la rédaction de vos travaux universitaires. De la problématique à la conclusion en passant par le plan, nos rédacteurs spécialisés sont là pour vous coacher, vous relire et corriger vos fautes. Vous n’aurez alors plus à vous inquiéter ni du plagiat ni du syndrome de la page blanche, et vous pourrez vous concentrer sur l’essentiel : vos recherches.

 

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Rédiger sa thèse l’été, quand tout le monde est en vacances : guide de survie

Rédiger sa thèse est un sacré exercice d’endurance, dans lequel la motivation joue un rôle clé. Or l’été, quand tout le monde est en vacances, c’est encore plus compliqué : difficile de voir les autres se prélasser quand nous on doit aller au labo, au bureau ou à la bibliothèque (avec ses horaires estivaux restreints…). Comment garder le moral et être efficace malgré tout? Nos conseils pour survivre à l’été.


1. Rester motivé

Déjà que rédiger en temps normal ce n’est pas simple, pendant les grandes vacances (des autres!), cela devient une gageure.

Les oiseaux chantent, les terrasses sont installées partout, il fait chaud, vous avez envie de jouer le lézard au soleil, comme tout le monde, mais ce n’est pas possible, car vous avez votre thèse à écrire!

La priorité absolue, c’est de rester motivé(e), de ne pas décrocher, et de ne pas céder à la tentation de jouer le Caliméro. Non, non, pas de « pourquoi pas moiiiiiiii! », vous avez de grandes choses à accomplir!

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Pour vous aussi vous sentir en phase avec les autres en cette période de l’année, il est temps d’adopter un programme de travail estival, plus light, mais qui n’en sera pas moins efficace. Pour cela, réalisez un véritable planning de recherche et de rédaction, avec des plages horaires de 2h pour chaque phase.

Ne planifiez de travailler que les matinées ou les après-midis, pour vous libérer du temps pour faire autre chose et profiter de l’été. C’est important. L’automne arrive et vous devez prendre des réserves de soleil et de bons moments pour tenir le coup sur la durée.

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Et ne culpabilisez pas : en ayant une distraction enthousiasmante en vue, en ayant une vie sociale plus active, vous vous sentirez plus motivé et vous serez plus efficace qu’à passer de longues heures devant votre ordinateur par cette chaleur, et à finir la journée avec une productivité faible qui vous minera le moral.


2. Rejoindre un groupe

Rester motivé passe aussi par rejoindre une communauté, notamment un groupe de thésards, dans la même discipline ou non. Le but est de se motiver ensemble. Ainsi, vous serez soutenu et vous aurez moins l’impression d’être seul au monde.

Au Canada, à Montréal, Thésez-vous organise des espaces de travail entre chercheurs et des retraites de rédaction, afin de se motiver ensemble. Si cela n’existe pas chez vous, pourquoi ne pas organiser la même chose avec vos amis et collègues qui rédigent aussi leur thèse?


3. Rappelez-vous pourquoi vous faites ce que vous faites

Parfois, on se démotive non parce que la tâche est trop gigantesque, mais parce que l’on a oublié pourquoi on fait ce que l’on fait. Rappelez-vous tous les jours pourquoi vous vous êtes lancé(e) dans une thèse, rappelez-vous de vos objectifs, notez-les quelque part pour vous en souvenir tous les jours. Vous vouliez faire plaisir à Mamie? Avoir un diplôme de Doctorat accroché au-dessus de votre bureau? Vous ambitionnez de décrocher un prix Nobel dans votre domaine? Ne l’oubliez pas. C’est ce qui vous distingue de ceux qui bullent nonchalemment sur les terrasses : vos motivations et votre but!

 

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4. Fixez-vous des objectifs réalistes et récompensez-vous

Quand il est difficile d’avancer, on a encore plus besoin de récompenses que d’habitude.

Fixez-vous des objectifs SMART c’est-à-dire des objectifs qui soient:

Spécifiques : ils doivent être précis

Mesurables : vous devez savoir quand vous les atteignez

Atteignables : ils sont réalisables et les étapes pour y arriver sont claires

Réalistes : vos objectifs ne doivent pas être excessivement ambitieux

Temporellement définis : il doit y avoir une limite de temps pour les atteindre.

Fixez-vous des objectifs quotidiens, et soyez souple sur leur réalisation. Inutile de se flageller si on n’a pas terminé ce que l’on voulait chercher ou rédiger! Voyez sur le long-terme.

Une fois que les objectifs sont clairs, et que vous les atteignez, récompensez-vous : achetez-vous quelque chose que vous aimez, ou qui vous donne envie, passez une heure ou deux à ne rien faire sur Netflix, sortez avec des amis. Se récompenser est crucial pour maintenir la motivation.


5. Accumuler et célébrer les petits succès

Rester motivé quand tout le monde ou presque autour de vous ne fait que prendre du bon temps passe par des petits trucs comme le fait d’accumuler les petits succès.

Ce qui nous démotive, c’est par exemple le fait de ne pas avoir atteint ses objectifs quotidiens, de ne pas réussir à rédiger du tout, de ne pas être satisfait de ce que l’on a écrit.

Une façon de garder l’envie de poursuivre sa thèse pendant l’été (et de manière générale aussi!) consiste à se fixer des petits objectifs simples (écrire un paragraphe, mettre en forme les figures du chapitre 1, écrire une ébauche de plan, commencer à faire relire l’introduction…) et à chaque fois qu’une tâche est faite, rajouter ce succès aux précédents.

Dans la psychologie de la motivation, la célébration des « small wins » est une recommandation importante et qui marche. T. Amabile, professeur à la Harvard Business School, a étudié les small wins et leur importance dans le « progress loop » (le cycle du progrès) : les habitudes positives créent un renforcement positif qui a un impact sur la performance sur la durée.

Enfin, si vous êtes épuisé et que l’inspiration n’est pas là, il est préférable de prendre quelques semaines off ou, pourquoi pas, assister à une université d’été pour vous changer les idées, rencontrer d’autres personnes, trouver l’inspiration à nouveau. Notre psychologue du travail peut également vous conseiller de manière personnalisée sur votre organisation et vous aider à retrouver des ressources pour mener votre thèse jusqu’au bout.

Besoin de faire le point ou de vous remotiver? Prenez contact avec notre équipe d’experts pour bénéficier d’un point conseil gratuit de 15 mn: thesesmemoires@gmail.com 

 

 

Comment rédiger un projet de recherche convaincant? Nos conseils

Vous avez une idée en tête qui ne vous quitte plus et vous avez décidé de vous lancer. Ça y est, vous sentez prêt à vous lancer dans un travail de recherche de longue haleine et prêt faire une thèse. Vous prenez contact avec des professeurs experts dans le domaine qui vous intéresse, vous avez des échanges constructifs, vous vous renseignez sur les financements possibles, ça semble faisable, YOUPI! Vous vous mettez à espérer encore plus fort. vous vous voyez déjà en train d’éblouir le jury le jour de la soutenance…Et vous revenez à la réalité : il vous faut d’abord rédiger un projet de recherche avant d’espérer aller plus loins. Pas de panique, on vous explique la base à connaître pour rédiger un projet de thèse qui soit convaincant.

You have an idea in mind that never leaves you and you have decided to get started. That’s it, you feel ready to embark on a long-term research project and ready to do a thesis. You get in touch with professors who are experts in the field that interests you, you have constructive exchanges, you ask about possible financing, it seems feasible, YAY! You start to hope even harder. You already see yourself dazzling the jury on the day of the defense… And then you are back to reality: you must first write a research proposal before hoping to go further. Don’t panic, we explain you what you need to know in order to write a thesis project that is convincing.

 

Un projet de recherche, qu’est-ce que c’est?

What is a research proposal?

Un projet de recherche c’est un travail préparatoire à une thèse. Il permet de faire une première réflexion de fond sur tous les aspects de votre future thèse et de convaincre un professeur de vous encadrer ou d’obtenir des financements.

Vous allez vous poser de nombreuses questions et y répondre par écrit de manière structurée, en 5 à 20 pages en général.

A research project is a preparatory work for a thesis. It allows you to make an initial in-depth reflection on all aspects of your future thesis and to convince a professor to supervise you or to obtain funding.

You will ask yourself many questions and answer them in writing in a structured way, usually in 5 to 20 pages.

 

Pourquoi écrire un projet de recherche?

Why write a research proposal?

Ecrire un projet de recherche permet de:

  • définir clairement ce que vous voulez faire
  • expliquer en quoi votre travail est intéressant, utile ou nécessaire
  • dire comment vous aller le faire

Et en répondant à ces questions, vous vous mettez dans la peau d’un chercheur, vous effectuez des recherches, vous approfondissez votre sujet, vous le délimitez, vous pouvez le recentrer, et vous apprenez à rédiger.

Le professeur et les organisme qui vous financent peuvent ainsi vérifier votre motivation, mais aussi vos aptitudes à la recherche et à la réflexion et estimer votre apport potentiel à la connaissance.

 

Writing a research proposal allows to:

  • clearly define what you want to do
  • explain why your work is interesting, useful or necessary
  • tell how you’re gonna do it

And by answering these questions, you put yourself in the shoes of a researcher, you do research, you deepen your subject, you delimit it, you can refocus it, and you learn how to write.

The teacher and the organizations that fund you can check your motivation, but also your research and thinking skills and estimate your potential contribution to the field.

 

Comment écrire son projet?

How to write your project?

Il n’y a pas de manière unique de présenter un projet de recherche, mais globalement, afin de n’oublier aucun aspect important et de convaincre votre lecteur, il est préférable de suivre les étapes suivantes:

  • Énonciation du sujet
  • Explication du contexte et des limites du sujet, de la genèse de cette recherche éventuellement
  • Enonciation et justification de la problématique
  • Présenter vos hypothèses 
  • Présenter la méthodologie, de manière succinte mais claire et précise
  • Expliquer ce que vous souhaitez démontrer
  • Présenter les contributions attendues
  • Mentionner vos pistes de financement
  • Donner une bibliographie courte mais pertinente

 

Pour convaincre, il est essentiel que vous mettiez l’accent sur l’originalité de votre travail (démontrez en quoi il est novateur) et ses enjeux (à quoi votre recherche servira). Vous pouvez aussi présenter un planning de votre travail tout au long de vos 3 futures années de thèse. Bien sûr, veillez au style , à la maîtrise des mots que vous employez et à l’orthographe.

Soyez réaliste et donc pas exagérément ambitieux!

 

There is no single way to present a research proposal, but overall, in order not to forget any important aspect and to convince your reader, it is best to follow the following steps:

  • Subject Statement
  • Explanation of the context and limitations of the subject, the genesis of this research, if any
  • Enunciation and justification of the research question
  • Present your hypotheses
  • Present the methodology in a succinct but clear and precise manner
  • Explain what you want to demonstrate
  • Present the expected contributions
  • Mention your financing options
  • Provide a short but relevant bibliography

To convince, it is essential that you focus on the originality of your work (demonstrate how it is innovative) and the stakes (what your research will be used for). You can also present a planning of your work throughout your 3 future years of thesis. Of course, pay attention to style, mastery of the words you use and spelling.

Be realistic and therefore not overly ambitious!

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Comment rédiger un abstract scientifique? Suivez le guide

Le mot abstract vient de l’anglais et se définit ainsi : « a summary of the contents of a book, article, or speech. » Il s’agit donc du résumé du contenu d’un livre, d’un article ou encore d’un discours. Un abstract est essentiel car c’est la première et parfois seule partie de votre travail qui apparaîtra dans les bases de données. Nous allons nous intéresser dans ce billet aux abstracts de publications scientifiques et vous expliquer de manière synthètique quel est le but d’un abstract et comment le rédiger.

The word abstract is an English word and is defined as follows: « a summary of the contents of a book, article, or speech. » It is therefore a summary of the content of a book, an article or a speech. An abstract is essential because it is the first and sometimes the only part of your work that will appear in databases. In this post, we will look at scientific abstracts  and explain in a synthetic way what is the purpose of an abstract and how to write it.

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Le but d’un abstract

Un abstract ou résumé est un condensé de votre publication: il doit réaliser le tour de force de présenter en quelques lignes l’essentiel de votre contenu, motiver le lecteur à s’y intéresser et à continuer la lecture, voire à acheter le papier.

Attention cependant, il ne faut pas y dévoiler la discussion de vos résultats !

 

The purpose of an abstract

An abstract is a condensed version of your publication: it must be able to present in a few lines the essence of your content, motivate the reader to take an interest and continue reading, or even buy the paper.

Be careful, however, not to reveal the discussion of your results!

 

Longueur de l’abstract

Habituellement, un abstract doit faire entre 150 et 300 mots, ou 2500 caractères espace compris, soit un grand paragraphe. Il est important de se tenir à la limite et de rester synthétique car votre lecteur ne lira pas davantage. L’abstract doit rester un « avant goût ».

Length of abstract

Usually, an abstract should be between 150 and 300 words, or 2500 characters including space, a large paragraph. It is important to keep to the limit and stay synthetic because your reader will not read any more. The abstract must remain a « foretaste ».

 

Organisation d’un abstract

L’abstract devant tenir dans un nombre de mots limité, sa construction est codifiée :

  1. Un titre, contenant les mots clés
  2. Une introduction (aussi appelée « background » en anglais)
  3. Matériel et Méthode
  4. Résultats
  5. Conclusion
  6. Liste de mots clés

L’organisation de l’abstract suit donc l’organisation de votre publication, excepté pour la partie discussion.

L’introduction pose le contexte de votre travail et l’intérêt de celui-ci et pose la question de recherche, la section matériel et méthode permet de rapidement saisir la méthodologie que vous avez employée, la section résultats doit énoncer clairement, mais de manière très concise, les résultats auxquels vous êtes parvenu(e) et enfin la conclusion répond clairement et simplement à la question de recherche posée au départ et énonce brièvement les implications de votre recherche.

Gardez en tête que les parties les plus lues de l’abstract seront le titre, l’introduction et la conclusion.

Le titre est rédigé en dernier. Les mots clés du titre sont choisis pour

1/ décrire correctement le contenu de l’article

2/ faciliter la recherche de l’article sur Internet et sur les bases de données.

Enfin, évitez les répétitions abusives de mots clés entre le titre de l’abstract et la liste de mots clés en fin d’abstract, les moteurs de recherches n’en sont pas friands (voir plus d’explications ici).

Organization of an abstract

Since the abstract must fit in a limited number of words, its construction is codified:

  1. A title, containing the key words
  2. An introduction (also called « background » in French)
  3. Material and Method
  4. Results
  5. Conclusion
  6. List of key words

The organization of the abstract therefore follows the organization of your publication, except for the discussion part.

The introduction sets the context and interest of your work and poses the research question, the material and method section allows you to quickly grasp the methodology you used, the results section should state clearly, but very concisely, the results you got and finally the conclusion answers clearly and simply the research question posed at the outset and briefly states the implications of your research.

Keep in mind that the most read parts of the abstract will be the title, the introduction and the onclusion.

The title is written last. The key words of the title are chosen to :

1/ correctly describe the content of the article

2/ facilitate the search of the article on the Internet and on databases

Finally, avoid abusive repetitions of keywords between the title of the abstract and the list of keywords at the end of the abstract as search engines are not fond of them.

 

Les contraintes

Un abstract scientifique doit obéir à des contraintes de concision (ne pas faire de « blabla », être efficace) de clarté (privilégier la clarté de l’information au style) et de précision (ce n’est pas parce que c’est un abstract qu’il faut être vague).

En ce qui concerne la manière de citer les auteurs, il est préférable de les présenter dans l’ordre de leur contribution. Le premier auteur est celui qui a rédigé l’abstract et travaillé le plus sur l’étude. En cas de contribution égale, il est possible de procéder par ordre d’ancienneté ou par ordre alphabétique.

The constraints

A scientific abstract must obey constraints of conciseness (no « blah-blah ») clarity ( the clarity of the information is more important than the style) and precision (don’t be vague).

As regards the manner of citing authors, it is preferable to present them in the order of their contribution. The first author is the one who wrote the abstract and worked most on the study. In case of equal contribution, it is possible to proceed in order of seniority or alphabetical order.

 

Exemple d’abstract scientifique

Vous pouvez voir ci-dessous un exemple d’abstract scientifique récent. Le nombre de caractères total, espaces compris, est de 1700 environ. Vous pouvez voir qu’il y a 6 mots clés dans le titre, 8 mots clés dans la liste et seulement 1 mot clé se répète (risk messages).

Example of a scientific abstract

You can see below an example of a recent scientific abstract. The total number of characters, including spaces, is approximately 1700. You can see that there are 6 keywords in the title, 8 keywords in the list and only 1 keyword is repeated (« risk messages »).

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L’orthographe et la grammaire : relisez et faites-vous relire

Il ne faut pas oublier, enfin, que si vous avez consacré du temps et de l’énergie à votre recherche, c’est pour démontrer que celle-ci a des apports intéressants et que vous voulez convaincre qu’elle apporte une pierre à l’édifice.

L’abstract est donc un exercice d’argumentation et c’est ce qui le rend complexe !

Or pour convaincre, la qualité de vos idées et votre manière de les présenter importe, mais également l’orthographe, la grammaire et la syntaxe. Ne les négligez pas : vous savez certainement que lorsque un article n’est pas irréprochable, il convainc moins.

Il est donc indispensable de relire plusieurs fois votre publication au complet ainsi que votre abstract, et de faire relire l’ensemble par un professionnel.

 

Spelling and grammar: proofreading is key

Finally, you must not forget that if you have devoted time and energy to your research, it is to demonstrate that it is an interesting results and that you want to convince others that it actually makes a contribution to science.

The abstract is therefore an argumentative exercise and that is what makes it complex!

However, to convince readers, the quality of your ideas and the way you present them matters, but also the spelling, grammar and syntax. Don’t neglect them: you certainly know that when an article is not flawless, it is less convincing.

It is therefore essential to proofread your entire publication several times and to ask for a thorough and professional proofreading to polish your work.

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Rédiger son mémoire universitaire : 5 conseils qui changent tout

Rédiger un mémoire universitaire, cela ne s’improvise pas. Un mémoire, c’est l’aboutissement d’un travail de recherche et de réflexion sur un sujet et une problématique donnés, structuré de telle façon à faire apparaître clairement la recherche, la réflexion et l’analyse que vous avez opérées et tout en respectant des contraintes souvent précises pour ce qui est de la forme.

Voici 5 conseils que nous appliquons lorsque nous supervisons les travaux d’étudiants et que vous devriez aussi suivre pour rendre un mémoire de qualité.

 

Le choix de votre sujet est une étape cruciale

Tous les sujets ne se valent pas. Certains sont :

  • plus faciles que d’autres
  • plus pertinents que d’autres
  • plus utiles que d’autres (ils serviront à la recherche académique et à vous, pour votre avenir professionnel )
  • plus novateurs que d’autres (et dans ce cas, la phase de recherche sera plus longue et plus complexe)

Autant dire que l’étape où vous choisissez votre sujet détermine en grande partie la qualité de votre mémoire et la facilité ou la difficulté que vous aurez à le réaliser.

Pour trouver l’inspiration pour un sujet de mémoire, puisez dans ce qui vous intéresse et qui est en lien avec la discipline que vous étudiez. Vous serez plus inspiré(e).

 

La problématique : à ne pas prendre à la légère

Le choix de la problématique se fait seulement après avoir clairement défini son sujet.

Une problématique est une question spécifique que vous choisissez de vous poser sur le sujet. Elle se formule le plus souvent sous forme de question mais pas nécessairement, vous pouvez la formuler sous forme de question indirecte.

Le but de votre mémoire sera de réfléchir à la problématique que vous définissez et de structurer l’ensemble de votre mémoire comme une réponse à cette problématique.

Si votre problématique est trop spécifique, vous pouvez vous retrouver dans l’embarras pour essayer d’y apporter une réponse. Au contraire, si la problématique que vous avez définie est trop large, voue risquez de vous perdre dans vos recherches pour y répondre et le mémoire ne tiendra plus dans le nombre de pages requis.

Bien choisir sa problématique en envisageant plusieurs possibilités, puis en les testant, puis en gardant la meilleure est d’une importance capitale.

 

Poser les hypothèses

Un mémoire de recherche suit une démarche scientifique, y compris pour le champ des sciences humaines et sociales, et requiert une délimitation du sujet et la définition d’hypothèses préalables au travail de rédaction proprement dit.

Des hypothèses, ce sont des idées que l’on va poser puis vérifier tout au long du travail de recherche. Elles peuvent être validées ou infirmées, ou encore partiellement validées ou infirmées.

Des hypothèses ne s’inventent pas : vous devez avoir de sérieuses raisons de poursuivre un travail de recherche qui s’articule autour d’elles. Elles proviennent d’un travail d’observation, de lecture et de réflexion préalable à l’écrit.

 

Le plan : le fil conducteur

Une fois le sujet, la problématique et les hypothèses fixés, vous passez à l’étape de la construction du plan. Mais qui a déjà essayé d’en faire un sait à quel point ce n’est pas si simple.

Un bon plan est un signe qui ne trompe pas que vous maîtrisez votre sujet et que vos idées sont claires. À l’inverse, un plan bancal est un très mauvais signal.

Passez le temps qu’il faut à réfléchir à votre plan et à bichonner l’enchaînement logique des idées. Vérifiez qu’il inclut tout ce que vous devez et souhaitez traiter dans votre document.

La rédaction proprement dite : la « douloureuse » !

Si rédiger est pour certains un moment de détente, pour d’autres, c’est la croix et la bannière. Par où commencer? Que dois-je écrire? Vais-je finir un jour ? Ce n’est pas évident, tout ceux qui sont passés par là le savent bien.

Dites-vous que le plus dur est de commencer et pour cela, allouez le temps suffisant pour prendre doucement le temps de commencer et de progresser chapitre par chapitre, section par section. Rédiger un mémoire ce n’est pas qu’une question d' »avoir des idées » ou de « savoir rédiger » ni même une « question de style », la rédaction c’est aussi et surtout une question d’organisation et de gestion optimale de son temps !

 

 

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