Le plagiat : un risque majeur – Nos conseils pour s’en prémunir

Le plagiat : qu’est-ce que c’est?

Le Larousse définit le plagiat ainsi : il s’agit de « l’acte de quelqu’un qui, dans le domaine artistique ou littéraire, donne pour sien ce qu’il a pris à l’œuvre d’un autre » ou « ce qui est emprunté, copié, démarqué ». Le plagiat réfère à l’action d’utiliser les mots, les expressions, les idées, les photographies, illustrations ou de manière générale les travaux de quelqu’un sans en citer la source, ce qui revient à se faire passer pour l’auteur du contenu. En ce sens, il est contraire au droit de la propriété intellectuelle et constitue une « contrefaçon ». Vous allez voir que le plagiat n’est pas simplement une question de copier-coller.

Le plagiat.png
Le plagiat peut se traduire par :

  • du copier-coller
  • une absence de citation (absence de guillemets ou de mention de la source),
  • une citation erronée (attribuée à quelqu’un qui n’en est pas l’auteur par exemple)
  • le fait de reprendre une idée, de la paraphraser sans citer la source
  • le fait de reprendre des idées qui vous sont propres mais qui ont déjà été utilisées dans un autre travail universitaire (ça s’appelle de l’auto plagiat)!
  • le fait de citer des statistiques sans en mentionner la source, car ces statistiques sont produites par quelqu’un ou par une entité et elles ne sont donc pas de notoriété publique
  • le fait d’utiliser des images, des graphiques, des tableaux sans en citer les sources ou sans autorisation de l’auteur lorsque ces éléments ne sont pas utilisables librement

Comme vous l’aurez compris, le plagiat peut se faire de manière délibérée, mais aussi de manière accidentelle. C’est d’ailleurs bien souvent d’abord involontairement que les étudiants ont recours au plagiat, entre autres lorsqu’ils ne citent pas assez rigoureusement leurs sources.

Malheureusement, ces négligences peuvent malgré tout mener aux mêmes sanctions que le plagiat prémédité.

 

Le plagiat et les études supérieures : ça ne passe plus!

Les universités sont depuis quelques années devenues de plus en plus strictes sur la question du plagiat, notamment depuis l’avènement d’Internet et de la facilité qu’il confère aux étudiants de piocher dans des milliards de contenus en ligne mais aussi parce que les logiciels anti-plagiat donnent la possibilité aux professeurs de repérer le plagiat beaucoup plus facilement qu’auparavant.

Le plagiat est considéré comme une fraude aujourd’hui par les universités, les conséquences peuvent donc aller jusqu’à la sanction disciplinaire et académique. Le degré de sévérité du Conseil de Discipline dépendra bien évidemment de plusieurs éléments, comme par exemple du caractère intentionnel ou non du plagiat, ou bien l’utilisation par l’étudiant de divers outils pour arriver à ses fins. L’ensemble de ces paramètres permettra alors de déterminer le niveau de gravité du plagiat. 

Dans tous les cas, le plagiat aura forcément des conséquences pour l’étudiant reconnu coupable. Ces conséquences peuvent aller du zéro à l’examen, jusqu’à une interdiction de se présenter à des futures épreuves universitaires. Le Conseil de Discipline peut également décider de l’annulation de la soutenance, voire de l’annulation du diplôme en jeu. 

D’un autre côté, le plagiat étant reconnu comme un délit, l’étudiant peut également encourir une sanction au niveau civil et pénal. Il risque alors le versement de dommages et intérêts à la personne plagiée. Le tribunal correctionnel peut quant à lui décider d’une peine pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 150 0000 euros d’amende. 

La plupart des universités aujourd’hui se sont munies de logiciels de détection du plagiat. Certaines jouent le jeu de la pédagogie en proposant aux étudiants de vérifier leurs travaux en les soumettant au logiciel avant le rendu et d’autres non. Les taux de plagiat acceptables selon les universités et les Ecoles varient de l’une à l’autre et les professeurs sont souvent réticents à donner aux étudiants le taux de plagiat acceptable. En général, cela varie de 5% pour les plus strictes à 20% pour celles qui sont plus tolérantes. La plupart des universités demandent aujourd’hui de signer une charte de non plagiat, à joindre à votre dossier. C’est dire l’importance du sujet.

Si on n’a pas été attentif aux règles qui permettent de se prémunir du plagiat, il arrive donc bien souvent que les étudiants doivent réécrire ou supprimer des passages entiers de leur document avant le rendu lorsque le logiciel de détection montre un taux trop élevé, ce qui peut les placer dans une situation compliquée, voire les empêcher de rendre leur mémoire à temps.

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Exemple de charte de non plagiat à joindre au mémoire

Comment se prémunir du plagiat?

Erasme, célèbre philosophe du XVème siècle, a dit un jour : « En recopiant sans peine, le plagiat s’approprie une gloire qui a coûté d’immense travaux à d’autres ».

Il est vrai que, d’un point de vue moral, le plagiat est d’abord une question d’honnêteté intellectuelle. L’étudiant, en plus de refuser d’élargir son champ de connaissances, décrédibilise aussi son travail présent et futur. Dans l’enseignement supérieur, la pire des sanctions est certainement morale. Ne vous leurrez pas, l’impact sur votre réputation sera immédiat ! Pire, Internet se chargera même de le rendre indélébile. Alors, vous sentez-vous toujours capable d’endosser le rôle de l’imitateur ?

Il ne faut pas nier qu’il est parfois difficile d’avoir à subir une pression pour écrire une thèse ou un mémoire, surtout quand il s’agit de livrer de bons résultats dans un délai imparti. La clé de la réussite est certainement l’organisation. 

Comme nous l’avons expliqué, la première cause de plagiat est souvent la mauvaise citation des sources : citer un auteur oui, mais bien le faire, c’est indispensable ! Une solution efficace peut par exemple être d’enregistrer vos sources à l’avance, au fur et à mesure que vous les utilisez. Vous n’aurez ainsi plus qu’à mettre en forme correctement votre citation ou votre paraphrase, puis à en faire référence dans votre bibliographie. 

Conclusion

Le plagiat – qu’il soit volontaire ou non – peut s’inviter plus vite que prévu dans un mémoire ou une thèse universitaire. Dans tous les cas, les sanctions ne se feront pas attendre ! Vous comprendrez aisément que le jeu n’en vaut pas la chandelle, et que les risques encourus sont bien trop grands. De plus, citer correctement et systématiquement ses sources est une règle simple qui permet d’éviter la plupart des erreurs qui mènent au plagiat, tout en fournissant un travail de qualité et en respectant les différences échéances. 

Chez Thèses et Mémoires, notre équipe est bien  là pour vous aider et vous accompagner à chaque étape de la rédaction de vos travaux universitaires. De la problématique à la conclusion en passant par le plan, nos rédacteurs spécialisés sont là pour vous coacher, vous relire et corriger vos fautes. Vous n’aurez alors plus à vous inquiéter ni du plagiat ni du syndrome de la page blanche, et vous pourrez vous concentrer sur l’essentiel : vos recherches.

 

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